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Alternative à WeTransfer : envoyer de gros fichiers en sécurité

Quotas, CGU changeantes : les alternatives européennes et open source à WeTransfer pour envoyer de gros fichiers en sécurité, conformes RGPD.

Alternative à WeTransfer : envoyer de gros fichiers en sécurité

Une personne envoie des fichiers volumineux depuis son ordinateur portable dans un bureau

La meilleure alternative à WeTransfer dépend de ce que vous envoyez. Pour des fichiers sans enjeu, un service européen gratuit comme SwissTransfer suffit. Pour des documents clients, des données personnelles ou des envois réguliers, il vaut mieux un outil que vous maîtrisez : une application open source sur votre propre serveur, avec mot de passe, accès limité aux destinataires et suppression automatique des fichiers, comme le recommande la CNIL.


En bref:

  • En juillet 2025, WeTransfer a dû réécrire en moins de 48 heures la clause 6.3 de ses CGU, qui lui accordait une licence perpétuelle et mondiale sur les fichiers transférés.
  • Selon un comparatif publié par son concurrent TransferNow, l'offre gratuite de WeTransfer est limitée à 3 Go par transfert, 10 transferts par mois et 3 jours de disponibilité.
  • La CNIL estime que les plateformes de dépôt de fichiers grand public sont rarement un moyen sûr pour transmettre des données personnelles.
  • Un fichier sensible s'envoie avec un mot de passe transmis par un autre canal (SMS ou téléphone), un accès réservé aux destinataires et une suppression automatique.
  • Les outils open source auto-hébergés comme PsiTransfer gardent les fichiers sur votre serveur, mais ils ne chiffrent pas forcément de bout en bout : vérifiez ce point avant de les utiliser pour des données sensibles.

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Table des matières

Pourquoi chercher une alternative à WeTransfer ?

Vous n'avez aucun contrôle sur les conditions dans lesquelles WeTransfer traite vos fichiers : l'éditeur peut modifier ses CGU à tout moment, comme l'a montré la polémique de l'été 2025. Pour des documents professionnels ou personnels, c'est une raison suffisante pour chercher un outil que vous maîtrisez.

  • La clause 6.3 : la nouvelle version des CGU accordait à WeTransfer une licence « perpétuelle, mondiale, non exclusive, gratuite, transférable et sous-licenciable » sur les fichiers hébergés. Elle devait entrer en vigueur le 8 août 2025, selon le Journal du Geek.
  • Le rétropédalage : face aux réactions, la clause a été « entièrement réécrite en moins de 48 heures ». Elle ne mentionne plus l'IA ni le machine learning et se limite désormais à une « licence libre de droits pour opérer, développer et améliorer le service ».
  • La position officielle : WeTransfer a déclaré : « Nous n'utilisons ni l'apprentissage automatique ni aucune forme d'IA pour traiter les contenus partagés via WeTransfer, et nous ne vendons ni fichier ni donnée à des tiers ».
  • Le contexte : l'affaire a éclaté quelques mois après le rachat de WeTransfer par Bending Spoons, éditeur italien qui possède aussi Evernote, Filmic Pro et Meetup.

La leçon ne porte pas sur l'usage réel de vos fichiers, que personne n'a démontré. Elle porte sur la dépendance : un service gratuit peut réécrire ses règles, et vous ne l'apprenez qu'après coup, souvent par la presse.

Conseil de pro : relisez les CGU de vos outils de transfert après chaque changement de propriétaire. C'est souvent à ce moment-là que les conditions changent.

Quelles sont les limites de WeTransfer gratuit aujourd'hui ?

L'offre gratuite de WeTransfer impose aujourd'hui trois plafonds : 3 Go par transfert, 10 transferts par mois et 3 jours de disponibilité. Ces chiffres viennent d'un comparatif publié par TransferNow, mis à jour le 30 juillet 2026. TransferNow est un concurrent direct : vérifiez les conditions en vigueur sur wetransfer.com avant de vous décider.

  • Taille par envoi : 3 Go aujourd'hui, contre 2 Go avant 2024.
  • Nombre d'envois : 10 transferts par mois, alors qu'ils étaient illimités auparavant.
  • Durée de disponibilité : 3 jours, contre 7 jours auparavant.

Pour un usage occasionnel, ces limites passent inaperçues. Pour un professionnel qui envoie régulièrement des fichiers lourds, elles deviennent vite un frein :

  • Freelance vidéo : un seul rush en 4K peut dépasser 3 Go. Il faut alors compresser ou découper l'envoi, ce qui fait perdre du temps et de la qualité.
  • Agence ou graphiste : avec deux ou trois livraisons de maquettes par semaine, le quota de 10 envois est atteint avant la fin du mois.
  • Client peu disponible : un lien envoyé le vendredi risque d'avoir expiré quand il est ouvert le lundi suivant. Il faut renvoyer, et cet envoi entame encore le quota.

Conseil de pro : comptez vos envois sur un mois typique, en séparant les fichiers de plus de 3 Go. Si vous dépassez régulièrement les limites, il vous faut un outil sans quota mensuel plutôt qu'un abonnement de dépannage.

WeTransfer est-il adapté aux données personnelles et professionnelles ?

Pour des fichiers sans enjeu, WeTransfer convient. Pour des données personnelles ou des documents sensibles, le service n'est pas interdit en soi, mais il devient difficile de prouver que vous maîtrisez l'envoi. La CNIL, dans sa fiche mise à jour le 14 mars 2024, estime que les canaux grand public, dont les « plateformes de dépôt de fichiers », « constituent rarement un moyen de communication sûr » pour les données personnelles.

Quand une entreprise envoie un fichier clients, un dossier RH ou des données de santé, c'est elle qui reste responsable du traitement, pas l'outil. Concrètement, elle doit pouvoir justifier trois choses :

  • Le choix de l'outil : savoir où les fichiers sont stockés, sous quelles conditions, et pourquoi ce service est adapté à la sensibilité des données.
  • L'encadrement du prestataire : un service qui stocke vos fichiers pour votre compte est un sous-traitant au sens de l'article 28 du RGPD. Ses engagements doivent être formalisés et vérifiables, ce qui est difficile avec des CGU grand public modifiables à tout moment.
  • La durée de conservation : la CNIL demande de « paramétrer une durée limitée de mise à disposition des fichiers » et de « restreindre l'accès aux fichiers aux seuls destinataires dûment autorisés ».

La question n'est donc pas de savoir si WeTransfer est « légal ». Il s'agit de savoir si, en cas de contrôle ou de fuite, vous pourrez montrer qui a eu accès au fichier, pendant combien de temps, et selon quelles règles.

Conseil de pro : classez vos envois en deux catégories, ordinaires et sensibles. Réservez les services grand public aux premiers, et choisissez un outil dont vous fixez vous-même les règles pour les seconds.

Comment envoyer un fichier volumineux en toute sécurité ?

Pour envoyer un fichier volumineux en sécurité, il faut quatre réflexes, tous tirés des recommandations de la CNIL sur les échanges avec l'extérieur : un outil maîtrisé, un accès restreint, un secret transmis à part et une suppression programmée.

Cadenas posé sur un ordinateur portable, symbole d'un envoi de fichiers sécurisé

  1. Choisir un outil maîtrisé : privilégiez un service dont vous connaissez l'hébergeur et les conditions, et qui transfère les fichiers en « SFTP ou HTTPS », « en utilisant les versions les plus récentes des protocoles ».
  2. Protéger le lien : protégez le téléchargement par un mot de passe et réservez l'accès aux seuls destinataires autorisés. Un lien public transféré par erreur ne doit pas suffire pour ouvrir les fichiers.
  3. Passer le secret à part : la CNIL recommande de transmettre les secrets « via un canal distinct ». Elle cite l'exemple d'un fichier chiffré envoyé par e-mail et d'un mot de passe communiqué « par téléphone ou SMS ». Si le lien et le mot de passe partent dans le même e-mail, un seul message intercepté suffit pour tout récupérer.
  4. Programmer l'expiration : limitez la durée de mise à disposition à ce dont le destinataire a besoin. La CNIL range explicitement parmi les erreurs le fait de « ne pas prévoir la suppression (de préférence automatique) des fichiers transmis à l'aide d'une plateforme de transfert de fichiers ».

Ces quatre étapes valent quel que soit l'outil. Un service gratuit qui ne permet ni mot de passe ni expiration réglable ne permet pas de respecter cette méthode.

Conseil de pro : convenez avec vos clients réguliers d'un mot de passe transmis une fois par téléphone, puis changez-le à chaque projet. Vous éviterez la tentation de l'écrire dans l'e-mail.

Quelles alternatives européennes gratuites à WeTransfer ?

L'alternative européenne gratuite la plus généreuse est SwissTransfer, le service suisse d'Infomaniak. TransferNow est une option secondaire pour des envois plus modestes. Les deux règlent le problème des quotas, mais pas celui de la maîtrise.

  • Taille : selon SwissTransfer, vous pouvez envoyer « jusqu'à 50 Go par envoi, gratuitement, sans créer de compte ».
  • Durée de conservation : jusqu'à 30 jours en gratuit, avec un rappel par e-mail au 12e jour. L'option de 60 jours est réservée à l'offre SwissTransfer Enterprise. À l'expiration, les fichiers sont supprimés automatiquement, ce qui correspond à la recommandation de la CNIL.
  • Contrôle d'accès : le mot de passe et la limite de téléchargements sont disponibles, mais en option. À vous de penser à les activer.
  • Chiffrement : les fichiers sont « chiffrés à l'envoi et au stockage », mais la FAQ précise : « Il ne s'agit pas d'un chiffrement de bout en bout. »

De son côté, TransferNow annonce 5 Go par transfert en gratuit, sans limite mensuelle d'envois. C'est sa propre affirmation, publiée dans un comparatif contre WeTransfer : vérifiez les conditions avant de l'adopter.

Ces services conviennent très bien aux fichiers non sensibles : photos de famille, maquettes déjà publiques, supports de présentation. Mais vos fichiers restent stockés chez un tiers, selon ses conditions, qu'il peut modifier. Pour les données clients ou RH, le problème de fond soulevé par la CNIL reste entier.

Conseil de pro : sur SwissTransfer, réglez la durée au plus court et activez systématiquement le mot de passe. Ces options ne sont pas imposées par défaut.

Quelles alternatives open source auto-hébergées choisir ?

Les deux projets open source les plus simples pour remplacer WeTransfer sur votre propre serveur sont PsiTransfer et Lufi. Leur intérêt principal est le même : les fichiers ne quittent jamais votre serveur, et c'est vous qui fixez les règles de conservation et d'accès.

  • PsiTransfer : son dépôt GitHub le présente comme une « solution de partage de fichiers open source auto-hébergée », alternative aux services payants comme Dropbox ou WeTransfer. Il est publié sous licence BSD-2-Clause et coche plusieurs cases de la méthode CNIL :
    • Téléchargements reprenables : basés sur le protocole tus.io, ils permettent de reprendre un gros envoi interrompu sans tout recommencer.
    • Expiration : vous fixez une durée de vie pour chaque lot de fichiers.
    • Téléchargement unique : le lien ne fonctionne qu'une fois.
    • Mot de passe : la liste de téléchargement peut être protégée par un mot de passe (AES).
  • Lufi : son nom signifie « Let's Upload that FIle ». C'est un logiciel de partage de fichiers sous licence GNU AGPLv3, développé depuis septembre 2015 et hébergé sur Framagit. Vérifiez dans sa documentation les fonctions de sécurité dont vous avez besoin avant de le déployer.

Une limite à connaître : le README de PsiTransfer indique qu'il n'y a pas (encore) de chiffrement de bout en bout du contenu. Les fichiers sont protégés par votre serveur, pas chiffrés pour le seul destinataire.

Conseil de pro : auto-héberger, c'est aussi assumer les mises à jour et le certificat HTTPS. Si personne n'en a la charge dans votre structure, l'outil risque de devenir lui-même une faille.

Faut-il un chiffrement de bout en bout pour vos transferts ?

Pour des fichiers ordinaires, un chiffrement en transit et au stockage suffit. Pour des données de santé, des pièces juridiques ou des dossiers RH, le chiffrement de bout en bout est la vraie garantie de confidentialité : il est le seul à empêcher l'hébergeur lui-même de lire vos fichiers.

  • Chiffrement en transit : le HTTPS protège le fichier pendant le trajet entre votre ordinateur et le serveur. Personne ne peut le lire sur le réseau, mais il arrive en clair sur le serveur.
  • Chiffrement au stockage : le fichier est chiffré sur les disques du service. Le service détient les clés, il peut donc techniquement y accéder. C'est le cas de SwissTransfer, « chiffré à l'envoi et au stockage », dont la FAQ précise : « Il ne s'agit pas d'un chiffrement de bout en bout. »
  • Chiffrement de bout en bout : le fichier est chiffré avant de quitter votre poste et n'est déchiffré que chez le destinataire. L'hébergeur ne voit qu'un bloc illisible.

Côté auto-hébergement, PsiTransfer ne le propose pas encore non plus. Son mot de passe protège l'accès à la liste de téléchargement, pas le contenu lui-même.

La solution pratique pour les données très sensibles consiste à chiffrer vous-même avant l'envoi : créez une archive chiffrée (par exemple avec 7-Zip en AES-256), déposez-la sur l'outil de transfert de votre choix, puis communiquez le mot de passe par un canal distinct, téléphone ou SMS, comme le recommande la CNIL. Pour aller plus loin, consultez notre guide complet du chiffrement de bout en bout.

Conseil de pro : avec 7-Zip, cochez aussi l'option qui chiffre les noms de fichiers. Sinon, un nom comme « bulletins_paie_2026 » reste lisible sans le mot de passe.

Quelle solution choisir selon votre profil ?

Le bon outil dépend de deux critères : la sensibilité des fichiers et la fréquence de vos envois. Plus l'un ou l'autre augmente, plus vous avez intérêt à garder les fichiers sur un serveur que vous maîtrisez.

  • Particulier, envoi ponctuel non sensible : un service européen gratuit comme SwissTransfer suffit pour des photos de vacances ou une vidéo de famille. Activez le mot de passe et choisissez la durée la plus courte.
  • Freelance ou agence, envois réguliers et lourds : choisissez un outil sans quota mensuel, pour ne plus découper vos rushs ni rationner vos livraisons. Si possible, utilisez votre propre domaine : un lien à votre nom inspire plus confiance à vos clients qu'une adresse générique.
  • PME qui manipule des données clients : passez à un serveur privé avec des règles que vous fixez vous-même, à savoir expiration automatique, mot de passe obligatoire et, si l'outil le permet, un journal des téléchargements. Vérifiez ce dernier point avant de choisir.
  • DSI ou responsable informatique : intégrez l'outil auto-hébergé à votre politique de conservation et documentez ses réglages. Pour les échanges récurrents entre organismes, gardez le SFTP, que la CNIL cite avec le HTTPS parmi les protocoles à privilégier.

Quel que soit votre profil, les deux exigences de la CNIL restent les mêmes : une durée de mise à disposition limitée et un accès restreint aux seuls destinataires autorisés. Si votre outil actuel ne permet pas de les régler, c'est le signe qu'il faut en changer.

Conseil de pro : ne multipliez pas les outils. Un service gratuit pour l'occasionnel et un outil maîtrisé pour le reste suffisent. Au-delà, vos équipes ne sauront plus lequel utiliser.

Yundera : vos transferts de fichiers sur votre propre serveur

Yundera permet d'envoyer vos fichiers depuis un serveur que vous contrôlez, sans avoir à l'administrer vous-même. Le service fournit un serveur privé géré, le Personal Cloud Server, hébergé en France et dédié à un seul client. Il répond ainsi au problème soulevé tout au long de cet article : vos fichiers ne dépendent plus des conditions d'un service grand public qu'un éditeur peut réécrire du jour au lendemain. Vos données restent sur votre propre serveur, et Yundera ne les collecte ni ne les revend.

Yundera

Le serveur est livré avec des applications open source prêtes à l'emploi, notamment pour le stockage de fichiers, les photos, l'hébergement de site web et la bureautique. Elles s'installent en un clic depuis un app store. Chaque application est accessible sur votre propre domaine en HTTPS, sans IP fixe, sans redirection de ports et sans configuration manuelle de certificats : vos clients reçoivent un lien à votre nom, ce qui compte pour un freelance ou une agence. Aucune compétence technique n'est nécessaire, car c'est Yundera qui gère le serveur. Les réglages de partage restent de votre ressort : appliquez-leur la méthode décrite plus haut et notre guide pratique du partage de fichiers sécurisé.

Pour comparer les offres et les tarifs, consultez la page des serveurs privés Yundera.

Serveur privé vs transfert public — diagramme comparatif

Les erreurs les plus fréquentes quand on envoie de gros fichiers

Les erreurs les plus fréquentes ne viennent pas de l'outil, mais de la façon dont on l'utilise :

  • Mot de passe dans le même e-mail : un seul message intercepté donne accès à tout. La CNIL recommande un canal distinct.
  • Fichiers disponibles indéfiniment : la CNIL range l'absence de suppression parmi ce qu'il ne faut pas faire.
  • Service grand public pour des données RH ou de santé : vous ne pourrez pas prouver qui a eu accès à quoi.
  • Confondre « chiffré » et « de bout en bout » : un fichier chiffré au stockage reste lisible par l'hébergeur.
  • CGU jamais relues : le cas de WeTransfer en 2025 montre qu'elles peuvent changer après un rachat.
  • Activité pro sur un quota gratuit : le jour où les limites baissent, vos livraisons bloquent.

La règle à retenir : commencez par définir le niveau de sensibilité de vos fichiers, puis choisissez l'outil. Pas l'inverse.

— Yundera

Sources

Questions fréquentes

Quelle est la meilleure alternative gratuite à WeTransfer ?

Pour des fichiers non sensibles, SwissTransfer est l'option gratuite la plus généreuse : jusqu'à 50 Go par envoi sans compte, et une conservation jusqu'à 30 jours. Ses fichiers sont chiffrés à l'envoi et au stockage, mais pas de bout en bout. Pour des données clients ou des envois professionnels réguliers, mieux vaut un outil hébergé sur un serveur que vous maîtrisez.

WeTransfer utilise-t-il mes fichiers pour entraîner une IA ?

WeTransfer affirme que non. En juillet 2025, une nouvelle clause 6.3 de ses CGU a provoqué une polémique, et l'entreprise l'a réécrite en moins de 48 heures pour retirer toute mention du machine learning. Elle a déclaré n'utiliser « ni l'apprentissage automatique ni aucune forme d'IA » sur les contenus partagés et ne vendre aucun fichier ni aucune donnée à des tiers, selon le Journal du Geek.

Combien de Go peut-on envoyer gratuitement avec WeTransfer ?

Selon un comparatif publié par TransferNow, l'offre gratuite est limitée à 3 Go par transfert, 10 transferts par mois et 3 jours de disponibilité. Avant 2024, elle permettait 2 Go par envoi, des transferts illimités et 7 jours de disponibilité. TransferNow étant un concurrent, vérifiez ces chiffres sur wetransfer.com.

Est-il conforme au RGPD d'envoyer des données clients par WeTransfer ?

Ce n'est pas interdit en soi, mais votre entreprise reste responsable du traitement : elle doit pouvoir justifier le choix de l'outil, encadrer le prestataire et maîtriser la durée de conservation. La CNIL estime que les plateformes de dépôt de fichiers grand public sont rarement un moyen de communication sûr pour les données personnelles. Pour des données RH ou de santé, préférez un outil maîtrisé et chiffrez les fichiers avant l'envoi.

Peut-on héberger son propre service de transfert de fichiers ?

Oui, avec des logiciels open source comme PsiTransfer (licence BSD-2-Clause) ou Lufi (licence GNU AGPLv3). PsiTransfer propose les téléchargements reprenables, une date d'expiration, le téléchargement unique et un mot de passe, mais pas encore de chiffrement de bout en bout. Il faut en revanche assurer les mises à jour et le certificat HTTPS, ou passer par un serveur privé géré.

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